Les ardoises d'Anglars couvrent les toitures de nos maisons depuis des siècles. Elles sont en micaschiste muscovite , une roche métamorphique issue de l'argile après que celle-ci ait subi des conditions spécifiques de température et de pression qui divisent alors les blocs en fines lamelles de schiste. L'extraction à l'explosif et la taille à la main donneront cette tuile caractéristique, réputée pour sa couleur bleu, ses qualités de dureté et d'imperméabilité. Les premières exploitations datent du XVI° siècle et firent prospérer les habitants d'Anglars et quelques familles qui se lancèrent dans l'entreprise notamment Antoine Aldebert de Laubenq. Au début du XX° siècle, l'ardoise du Cayrol faisait vivre près de 300 personnes avant que la première guerre mondiale ne vienne mettre fin à cette économie. Mr Aldebert vendit son entreprise à une société qui ne fit rien de l'industrialisation qu'elle avait promis. La carrière fut revendue plusieurs fois et survint la deuxième guerre. Quelques ouvriers carriers continuèrent l'exploitation évitant ainsi de travailler pour les allemands. Dans les années 80 ,un nouveau projet pour relancer l'exploitation des ardoisières est lancé mais échoue à nouveau. Aujourd'hui , il ne reste plus que deux carrières exploitées, celles de Mr Prat et de Mr Salelles sur la Commune de Montpeyroux. Les ardoisières d'Anglars ont fermé en 2007 faute de repreneur, pourtant sa qualité est reconnue et recherchée pour restaurer des bâtiments classés. Une renaissance verra peut-être le jour, les Cayrolais ne laisseront pas mourir tout un pan de leur histoire.